Je voudrais avec cette vidéo
rendre hommage aux femmes.
Des visages fiers, et pourtant pleins de gentillesse dans le regard, de la tendresse dans les yeux et
bien souvent un sourire au coin des lèvres.
envoyé par yannicke07. - Evadez-vous en vidéo.
Par yaya
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Jeudi 24 septembre 2009
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La Casamance a l'extrême sud du Sénégal.
Compte 800 000 habitants sur une superficie de 29 000 km2. Elle tire son nom
du petit fleuve Casamance qui se jette dans l'océan Atlantique par un trés long estuaire bordé de Mangrove, au bord duquel se trouve Zinguinchor,le port et le chef lieu de la
région.
Couverte par la forêt humide, se transformant en forêt sèche au fur et à mesure que l'on s'enfonce dans l'intérieur, la basse Casamance est habitée par les Diolas, peuple
animiste de forestiers et d'agriculteurs.
Par yannicke
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Vendredi 18 septembre 2009
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La Casamance, c'est dangereux!
Voilà ce qu'on vous dira dés votre arrivée à Dakar ! C'est aussi en gros ce que l'on peut lire depuis plusieurs années sur les sites des ministères
des affaires étrangères occidentaux.
La Casamance, dans l'état actuel des choses n'est absolument pas hostile au tourisme et n'a jamais d'ailleurs été aussi
accueillante.
!!!!! oui certes, quelques barreurs de routes ont à quelques reprises vidé les poches de quelques occidentaux de passage, certaines de nos grandes
villes sont bien plus dangereuses.
L'esprit d'émancipation d'une grande majorité de Casamançais est toujours présent et la plupart des Diolas sont
aujourd'hui indépendantistes même s'ils ne le disent pas ouvertement, craignant des représailles qui ne manqueraient pas d'arriver. Depuis des années, le peuple casamançais est rabaissé par les
gens du nord qui pourtant auraient beaucoup à apprendre .
C'est sans nul doute la plus belle région du pays. ses forêts denses, ses bolongs, ses villages abrités par des immenses
fromagers.
Tout le territoire qui se trouve à l'ouest de la route de Ziguinchor à Diouloulou est
couvert de forêts, en se rapprochant de la mer elle est remplacée par les mangroves entrelacées de bolongs? Cette région est un vrai paradis pour les animaux. On y croise des singes, des
gazelles, parfois des caïmans, mais surtout des oiseaux multicolores, perroquets, aigles de mer, pélicans, ibis, marabouts, flamants roses etc qui rendent ces lieux
enchanteurs.
Par yaya
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Vendredi 18 septembre 2009
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Thionck-
Essyl
Un gros village avec ses collèges, ses lycées, son hôpital. Adossé à la
brousse, bordé par des
bolongs qui sont des fleuves dont la source est la mer, ils sont donc salées et soumis au régime des marées.
Le village est divisé en 4 quartiers principaux....
(
Kamana,
Daga,
Batine et
Niaganan ).
Plusieurs sous quartiers sont constitués généralement par des familles.
De nouvelles familles se créent par des mariages et peuvent s'installer dans d'autre quartiers, ce qui recréent des liens entre les sous quartiers.
Thionck-Essyl
est le plus gros village de la
Casamance et du
Sénégal.
Les journées se déroulent tranquillements selon les saisons et les travaux de chacun.tranquilement
Par yaya
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Par yaya
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Rencontre !
Les salutations !
Le diola n'aime pas s'attarder à des salutations interminables. Il ne se donne pas souvent la peine de serrer la main. Ce sont en
effet des pratiques qui se situe à la limite des gestes d'amitié et de flatterie. Avec les brassages culturels renforcés par la croissance de l'influence des villes, les salutations
palabres, héritées d'autres ethnies, sont devenues une habitude pour de nombreux diola.
Il se contente parfois de dire Kasumay ?
et de
répondre par le même mot Kasumay !
Il est donc inutile dans faire trop, pourtant voici un exemple de salutation.
- Safi ! ( Salut ) . - Safi ! ( Salut ).
- Li safi ! ( je te salut ). - Yo ! (Bien ! ).
- Li yabe ! ( Bien reçu ! ). - Bulukane? Comment vas-tu )?
- Kasumay? (ça va ?). - Kasumay? (La forme ! et la paix !)
- Kasumay bale ! (ça va bien !). - yo ! ( bien ! )
A partir de ce moment la
conversation continue dans la bonne
humeur, où chacun peut
poursuivre son chemin.
Par yaya
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Vendredi 18 septembre 2009
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Par yaya
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Vendredi 18 septembre 2009
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Le fleuve et la densité de son réseau hydrographique, la douceur du climat, l'abondance des
pluies et la fertilité des terres font de la Casamance le grenier du Sénégal.
Fleuve ou Bolong, l'eau est partout en Casamance: On y vit au rythme des
pirogues ou des bateaux.
Les flamands rose, dans toutes leurs splendeur
Sur le fleuve, l'accueil chaleureux des pêcheurs
Par yannicke
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Vendredi 18 septembre 2009
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Par yaya
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Vendredi 18 septembre 2009
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Les DIOLAS.
Les Diolas, qui seraient originaires du Saloum, auraient migrés en haute
Casamance au 14ème siècle quand ils ont été chassés vers l'ouest par les Mandingues qui se sont repliés dans la région à la fin de l'empire du Mali.
Les Diolas sont attachés à la terre avec un rapport fort à la nature et trés respectueux des valeurs ancestrales et des traditions.
La société Diola traditionnelle, qui donne une place importante à l'esprit
communautaire et à la religion, repose sur la filiation et sur l'institution des classes d'âges.
La religion animiste des Diolas.
Les Diolas ont conservés
leurs croyances ancestrales animiste. pour les animistes tous les éléments de la nature ( humain, animal, végétal, minéral...) disposent d'une force vitale composant un tout. ils croient à un
seul dieu créateur de l'univer, de l'homme et de la nature, un sage qui est force et esprit et qui n'a pas de forme visible.
Ainsi, couper un arbre pour fabriquer une pirogue peut s'accompagner d'une
prière
ou d'une offrande destinée à compenser le prélèvement fait sur la
forêt.
Lors des rites, les masques et les costumes portés par les danseurs symbolisent
l'incarnation des esprits ou des génies. Les musiques et les danses permettent à l'animiste d'entrer en transes et de capter la force vitale d'un esprit ou d'un ancêtre pour recevoir sa force,
son savoir ou ses bienfaits. Car pour les Diolas après la mort l'esprit, donc la force vitale, subsiste.
Les cérémonies rituelles ont lie dans les bois
sacrés.
Bois sacrés car la nature, végétale et animale, est sacrés pour les Diolas qui
se doivent de la préserver.
Chaque village possède plusieurs bois sacrés, certains sont réservés aux hommes et d'autre réservés aux femmes.
Par yaya
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Vendredi 18 septembre 2009
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En Casamance, 80% de la population vit de l'activités agricole.
Le riz avec 30 000ha de rizières, le mil, l'arachide, le maïs.
La région produit aussi beaucoup de fruits, la mangue est la plus cultivitée , sur les marchés on trouve oranges, mandarines, pamplemousses, bananes et
citrons..... La culture du cajou fruit de l'anacardier est en pleine progression.
C'est seulement après la récolte du riz que les Casamançais se lancent dans d'autres activités.
Les femmes travaillent souvent en groupe, sur ces deux photos elles se retrouvent pour la préparation de l'huile de palme.
Piler le mil et le riz
Dans chaque quartier, il existe des sous-quartiers et les femmes se rassemble pour certains travaux comme ici sur ces photos.
Il existe la possibilité d'emmener les récoltes au moulin mais il faut pour cela payer .
Les oranges et les pamplemousses sont récoltées et transportées à Dakar pour être vendues
Des acheteurs arrivent de Dakar qui estiment la valeur marchande des arbres et de leurs fruits, ensuite les familles concernées cueillent les fruits et les livres au
camion comme ci-dessus.
Par yaya
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Vendredi 18 septembre 2009
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Les bolongs sont des fleuves dont la source est la mer, ils sont donc salés et soumis au régime des marées.
Les bolongs sont bordés de palétuviers qui forment la mangrove, ils sont trés poissonneux et représentent près du quart de la superficie de la basse Casamance.
Les palétuviers , les huitres s'accrochent sur les racines.
Par yannicke
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Vendredi 18 septembre 2009
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La guerre, la secheresse qui de pair ont duré plus de vingt ans, ont réduit
leur micro-économie à néant.
Maintenant qu'ils sont en paix, ils n'ont plus les
moyens d'investir dans la plus élémentaire transformation de leur habitat, encore moins de créer un outil de travail autre que l'agriculture et la pêche.
Les hommes travaillent beaucoup en brousse, la préparation des
rizières avant la saison des pluies et aussi la fabrication de leurs pirogues car pour la plupart la pêche est primordiale.
Pour certains travaux comme l'abattage d'un arbre, les hommes travaillent souvent en groupe, les chants et la
bonne humeur sont toujours présent dans leurs vies de tous les jours.
Les Diolas sont les meilleurs architectes
d'Afrique.
Ils l'ont montré avec leurs antiques cases à
impluvium qui sont constituées d'une cour intèrieure abritée par un double toit chargé de recueillir les pluies durant l'hivernage.
L'habitat traditionnel Diola est donc fait de murs en terre (Banco ). Ils s'agit véritablement de maisons contenant plusieurs pièces (en moyenne cinq).
La maison Diola est en effet composé de plusieurs chambres, d'une salle commune que l'on peut considérer comme un salon et d'une grande terrasse, couverte entourant parfois l'intégralité de la
maison. La toiture toujours rectangulaire.
La terrasse et les
petites fenêtres assurent à la maison une trés bonne circulation de l'air.
Par yaya
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Vendredi 18 septembre 2009
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